Foire aux questions

Responsabilité de l’employeur·euse

Qu’est-ce que la prévention des addictions ?

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La prévention des addictions regroupe l’ensemble des mesures de prévention, qu’elles soient comportementales ou structurelles, orientées spécifiquement sur les questions d’addiction et visant à éviter autant que possible l’apparition de comportements à risque.

Pour mieux comprendre ces mesures, il est essentiel de distinguer entre la prévention comportementale et la prévention structurelle. La prévention comportementale inclut des mesures cherchant à influencer le savoir, l’attitude, la motivation et le comportement d’un individu ou d’un groupe cible. Quant à la prévention structurelle, ou contextuelle, elle englobe des mesures législatives (comme l’interdiction de la vente d’alcool aux moins de 16 ans) ou des actions visant à influer sur la demande (telles que des prix élevés pour les produits du tabac), prises dans le but de contrôler, de réduire et d’écarter les risques pour la santé.

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Quelle est la responsabilité de l’employeur·euse dans la mise en place de directives concernant la consommation d’alcool et de substances psychoactives sur le lieu de travail ?

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En vertu de l’article 321d du Code des obligations (CO), l’employeur·euse a la possibilité et la responsabilité d’établir des directives concernant la conduite de ses collaborateurs et collaboratrices. Cela inclut notamment l’interdiction de la consommation d’alcool ou de drogues non seulement pendant les heures de travail, mais aussi pendant les pauses et avant l’entrée en service.

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L’employeur·euse peut-il effectuer des tests de dépistage pour détecter la consommation d’alcool ou de drogues ?

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L’employeur et l’employeuse peuvent effectuer des tests de dépistage, mais sous des conditions strictes, afin de protéger la santé et la sécurité des collaborateurs et collaboratrices Ces tests constituent une atteinte importante à la personnalité du travailleur et de la travailleuse, ce qui exige des critères spécifiques pour leur mise en œuvre. Selon le Préposé fédéral à la protection des données, un test de dépistage est admissible uniquement si l’intérêt pour la sécurité prime sur la protection de la personnalité.

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Quelles sont les modalités de mise en place des tests de dépistage dans l’entreprise ?

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Avant d’effectuer des tests de dépistage pour détecter la consommation d’alcool ou de drogues, l’employeur et l’employeuse doit établir une directive claire sur l’interdiction de leur consommation, précisant le but des tests, les modalités de leur réalisation et les conséquences en cas de résultat positif.

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Quelle est la responsabilité de l’employeur·euse concernant la protection de la santé et la sécurité des employé·e·s, concernant la consommation de substances psychoactives au travail ?

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En vertu des articles 6 de la Loi sur le travail (LTr) et 328 du Code des obligations (CO), l’employeur·euse a la responsabilité de protéger la santé et la personnalité des collaborateurs et des collaboratrices. Cette responsabilité inclut la mise en place de mesures pour empêcher la consommation d’alcool ou d’autres substances psychoactives pendant le travail, afin de préserver la sécurité de la personne travailleuse et de ses collègues.

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Pratiques de repérage

Un·e employé·e peut-il/elle être licencié·e en raison de sa dépendance à l’alcool ou aux drogues ?

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La dépendance à l’alcool ou aux drogues peut constituer un motif légitime de licenciement, mais seulement si elle impacte l’organisation du travail, affecte la qualité du travail ou accroît les risques d’accident. En dehors de ces motifs objectifs, un licenciement motivé uniquement par l’addiction serait considéré comme abusif selon l’article 336 du Code des obligations (CO), car cette dépendance est un aspect de la personnalité de la personne, similaire à d’autres éléments comme l’âge, le genre ou la nationalité.

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Quelles sont les conséquences d’un test de dépistage positif en entreprise et quelles sanctions peuvent être appliquées ?

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Lorsqu’un test de dépistage est positif, l’employeur·euse est en droit de refuser la prestation de travail du collaborateur et de la collaboratrice pour la journée concernée. Étant donné qu’il s’agit d’un empêchement fautif de travailler (art. 324a CO), la personne concernée ne recevra pas de salaire pour cette journée.

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Concepts généraux

Quelle définition des addictions pour les professionnel·le·s des addictions ?

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En bref, l’addiction peut être définie comme la perte de l’autonomie du sujet par rapport à un produit ou à un comportement. Elle se caractérise par l’association de deux dimensions :

  • La souffrance de la personne
  • Les changements de son rapport au monde (aliénation)

Au moindre doute, il est important de s’entourer de professionnel·le·s des addictions qui sauront aider et orienter la personne.

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Quelle définition des addictions dans le monde médical et de la psychiatrie ?

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Dans le domaine médical et de la psychiatrie, les termes employés pour parler d’addiction sont un peu différents de ceux utilisés dans le langage courant. Les médecins et les psychiatres utilisent le terme « syndrome de dépendance » pour décrire ce qu’on appelle communément une addiction. Cette dépendance est diagnostiquée après une évaluation détaillée de la personne appelée anamnèse, qui examine les symptômes et autres éléments tangibles et objectifs. Les critères pour ce diagnostic se basent sur des systèmes internationaux de classification des maladies, comme la CIM-11 de l’OMS.

 

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Quels apports des neurosciences ?

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Du côté des neurosciences, les premières études traitant l’addiction comme une « maladie du cerveau » ont aidé à dépasser l’ancienne vision moraliste. Ces études ont révélé l’existence d’un circuit de la récompense et, ultérieurement, le rôle crucial de la dopamine, souvent appelée « la molécule du plaisir », dans ce mécanisme.

 

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Quelle approche nuancée pour comprendre l’addiction ?

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L’addiction est souvent perçue à travers le prisme de la maladie, mais cette vision pourrait être réductrice si la complexité des expériences humaines est prise en compte. Le guide sur la participation des usagers de la Fédération des addictions relève que « l’addiction se développe à travers la diversité des expériences de vie et ne peut se résumer à une maladie ». Cette perspective montre que les expériences variées et uniques à chaque individu jouent un rôle crucial dans le développement des comportements problématiques.

 

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Prévention

Qu’est-ce que la prévention des addictions ?

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La prévention des addictions regroupe l’ensemble des mesures de prévention, qu’elles soient comportementales ou structurelles, orientées spécifiquement sur les questions d’addiction et visant à éviter autant que possible l’apparition de comportements à risque.

Pour mieux comprendre ces mesures, il est essentiel de distinguer entre la prévention comportementale et la prévention structurelle. La prévention comportementale inclut des mesures cherchant à influencer le savoir, l’attitude, la motivation et le comportement d’un individu ou d’un groupe cible. Quant à la prévention structurelle, ou contextuelle, elle englobe des mesures législatives (comme l’interdiction de la vente d’alcool aux moins de 16 ans) ou des actions visant à influer sur la demande (telles que des prix élevés pour les produits du tabac), prises dans le but de contrôler, de réduire et d’écarter les risques pour la santé.

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Quelles sont les différentes formes de prévention et en quoi consistent-elles ?

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La prévention des addictions se décline en plusieurs catégories pour cibler différents niveaux de risque et de public :

  • La prévention universelle : Elle s’adresse à l’ensemble de la population ou à des groupes larges tels que les adolescents ou les personnes actives. Des exemples incluent des campagnes de communication à grande échelle (comme la campagne love life), des mesures communales ou des interventions en milieu scolaire.
  • La prévention sélective : Elle cible des groupes en situation de risque. Ces groupes comprennent des personnes en bonne santé qui courent néanmoins le risque de développer des comportements problématiques en raison de facteurs comme leur consommation ou leur appartenance à un groupe spécifique.
  • La prévention indiquée : Elle s’adresse à ceux qui manifestent des comportements à risque sans que l’addiction ne soit diagnostiquée. Par exemple, des jeunes qui consomment régulièrement ou de façon excessive de l’alcool lors des week-ends constituent un groupe cible.

 

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Quand orienter vers un·e spécialiste ?

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Le fait de consommer du cannabis, de l’alcool ou d’autres substances psychoactives ne constitue pas, en soi, une mise en danger qui nécessite une intervention. En cas de doutes sur le contexte de consommation, il est important de savoir orienter la personne vers un·e spécialiste qui sera à même de mener une évaluation professionnelle.

Quels sont les signes d’une addiction ?

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  • un changement de comportement, comme un isolement progressif, de l’irritabilité, ou une perte d’intérêt pour des activités qui plaisaient auparavant ;
  • des signes physiques comme de la fatigue, des troubles du sommeil ou des modifications visibles dans l’apparence ;
  • des conséquences sociales et financières, comme des difficultés relationnelles, une baisse de performance au travail ou à l’école, ou des dettes ;
  • une perte de contrôle marquée par une incapacité à limiter la consommation ou le comportement, même face à des conséquences négatives.

Pourquoi partager ses préoccupations avec d’autres ?

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Il est essentiel de ne pas rester isolé·e face à ses interrogations et de les partager avec des personnes de confiance. En discutant de ses préoccupations concernant quelqu’un, on encourage aussi d’autres adultes à faire de même. Cela permet de croiser les indices pour identifier une éventuelle situation de vulnérabilité.

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Comment aborder un dialogue sur des changements observés ?

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Le dialogue est important. Il doit porter sur les divers changements que vous avez pu observer. Le message doit être : « Tu comptes pour moi et je me fais du souci, car j’ai l’impression que tu ne vas pas bien ». Parlez de ce qui vous inquiète et comment vous ressentez la situation. Veillez à toujours parler de votre propre point de vue et limitez-vous à exposer les changements observés. Utilisez la première personne : « Je me fais du souci… », « J’ai l’impression… », « J’ai remarqué… », « Ça me dérange… »