Foire aux questions

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Financements

Quelles sont les principales assurances sociales en Suisse ?

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  • Assurance militaire (LAM) : couvre les risques d’accident et de maladie pour les militaires pendant leur service. 
  • Allocations familiales :  fournit une aide financière aux familles pour couvrir les frais liés à l’éducation et à l’entretien des enfants.  
  • Assurances sociales, partie générale (LPGA) :  fixe les principes communs à plusieurs assurances sociales en Suisse. 
  • Proches aidant-e-s :  offre soutien et protection à ceux et celles qui prennent soin d’un membre de la famille malade ou nécessitant des soins à domicile. 
  • Assurance perte de gain en cas de maladie (APGM) :  certaines personnes ne sont pas couvertes par l’assurance accidents (LAA) pour la perte de gain en cas ​​de maladie et peuvent choisir de souscrire une assurance volontaire pour couvrir ce risque.
  • Allocations de logement :  dans certains cantons, des allocations sont disponibles pour aider les familles à faible revenu à couvrir leurs frais de logement.
  • Aides financières pour la formation : il existe des programmes pour soutenir les étudiant·e·s ou les apprenti·e·s qui peuvent avoir besoin d’une aide financière pour poursuivre leurs études ou leur formation.
  • Subventions pour l’assurance maladie :  les personnes à faible revenu peuvent recevoir des subventions pour réduire le coût des primes d’assurance maladie.

Pour plus d’informations sur ces assurances sociales, vous pouvez  prendre contact avec un·e professionnel·le du domaine des addictions ou du social en consultant l’annuaire.

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Comment le financement des soins pour les addictions est-il organisé en Suisse ?

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Les soins pour les addictions peuvent être financés de différentes manières. Certaines prestations sont prises en charge par l’assurance obligatoire des soins (AOS ou Lamal), tandis que d’autres ne le sont pas.

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Comment sont considérés les personnes en situation d’addiction au regard de l’assurance invalidité suisse (AI) ?

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Depuis une évolution de la jurisprudence en 2019, les problèmes d’addiction sont considérés comme des handicaps légaux pouvant influencer la capacité de travail. L’accès à l’assurance-invalidité (AI) n’exige plus l’abstinence et l’addiction est traitée comme toute autre maladie invalidante. Pour autant, cela ne garantit pas automatiquement une rente ou des prestations.

L’AI définit l’invalidité comme une incapacité de gain, soit totale ou partielle, à long terme ou permanente, due à une atteinte à la santé mentale, physique ou psychique. Cette reconnaissance peut conduire à l’obtention de différentes prestations, telles que des mesures de réadaptation ou une rente si la réadaptation échoue.

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Traitements

Quel est le rôle des institutions de suivi ambulatoire et résidentiel dans la prévention de la récidive et comment est-ce encadré par la loi ?

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Les institutions ambulatoires et résidentielles sont des acteurs clés dans la prévention de la récidive en fournissant une prise en charge spécialisée, un suivi continu et une coordination efficace avec les autorités judiciaires. Elles favorisent un processus thérapeutique et une amélioration du comportement social des personnes concernées. Le rôle de ces institutions est défini et encadré par la loi pour garantir une réponse appropriée aux besoins des personnes sous mesure et pour contribuer à la sécurité publique

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Est-ce qu’un traitement peut être imposé contre sa propre volonté ?

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En principe, un traitement forcé ne peut pas être imposé contre la volonté d’une personne concernée. Mais le et ​la médecin-chef·fe de service peut ordonner un traitement sans consentement dans des situations critiques. Ces situations sont exceptionnelles et soumises à des conditions strictes. Les modalités varient selon les cantons et peuvent être contestées.

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Qu’est-ce qu’un TAO aussi appelé traitement de substitution et à quoi sert-il ?

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Aussi appelés « traitement par agonistes opioïdes (TAO) », les traitements de substitution font partie des prestations de l’assurance obligatoire des soins et représentent la forme de soins la plus répandue pour les problèmes d’addiction aux opioïdes. Leur prescription vise à aider les personnes dépendantes aux opiacés à réduire leur consommation de substances illicites sans ressentir les symptômes du sevrage. Les effets principaux attendus d’un traitement de substitution sont orientés sur le long terme : baisse de la mortalité, amélioration de l’état de santé général, prévention de la transmission d’infections (VIH, hépatite C) et amélioration de la qualité de vie.

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Qu’est-ce qu’un traitement avec prescription de DAM et à quoi sert-il ?

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Il consiste en l’administration réglementée et contrôlée de diacétylmorphine (DAM), une forme pharmaceutique d’héroïne, dans le cadre d’un suivi médical et psychosocial. Il s’adresse aux personnes qui souffrent d’une dépendance grave aux opioïdes. Son objectif principal est de stabiliser les personnes dépendantes, en particulier à l’héroïne, tout en évitant les surdoses et infections et en améliorant leur qualité de vie.

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Quelle est la position des professionnel·le·s de santé concernant les tests urinaires ?

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Les professionnel·le·s de santé estiment que les tests urinaires pour drogues nécessitent un accompagnement psychosocial et un consentement éclairé. Ils ne sont généralement pas obligatoires et peuvent compromettre la confiance soignant·e-patient·e. Les résultats doivent rester confidentiels et soumis au secret médical.

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Un parent peut-il demander un test urinaire pour son enfant sans son consentement ?

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Si l’enfant est en âge d’avoir sa capacité de discernement, alors il est également en droit de refuser un test urinaire 1. Un parent forçant son enfant de 12 ans ou plus à passer un test urinaire, par la pression ou la contrainte, est par conséquent auteur d’une atteinte à la personnalité de l’enfant 1.
Si l’enfant n’a pas de capacité de discernement, alors les parents peuvent faire tester l’urine de leur enfant, mais uniquement si cela est dans l’intérêt de l’enfant 1. Ce genre de situation peut arriver en cas de consommation accidentelle d’une drogue par un nourrisson.

Ai-je le droit de refuser un test urinaire ?

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Cela dépend des situations. Un test urinaire peut a priori toujours être refusé, sauf dans le cas de contrôle routier par la police si des signes de consommation sont visibles 1, qui peut être imposé.
Les tests urinaires demandés par un employeur ne sont pas légaux, excepté si la consommation de drogues peut mettre en danger la vie ou la santé des collègues et de tiers dans métier exercé 2. En dehors de ce cadre, il est donc possible de s’y opposer sans conséquences sur l’emploi.
Enfin, lors que la demande est faite par n’importe qui d’autre que la police ou un·e procureur·e, il est possible de refuser un test. En revanche, cela peut entraîner des conséquences, par exemple un refus de délivrance de traitement par le médecin ou encore un licenciement.

Les tests urinaires sont-ils fiables ?

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Il y a plusieurs méthodes pour réaliser un test urinaire. La suite de cette réponse se concentre sur les tests utilisés les plus couramment, les tests à bandelette antigéniques 1. Leur fiabilité n’est pas des meilleures pour de multiples raisons 1 :
• Les tests rapides à bandelettes peuvent produire des faux positifs avec des médicaments légaux
• Ils sont généralement très sensibles ce qui peut aussi provoquer des faux positifs
• Ils dépendent de nombreuses variations physiologiques comme le volume d’eau consommée, l’exercice physique, le régime alimentaire, etc…
• Ils peuvent être induits en erreur en ajoutant des produits à l’urine lors du prélèvement.

De ces faits, les tests à bandelettes sont généralement prévus pour être confirmés par une autre technique d’analyse d’urine ou de sang plus précise et plus onéreuse.