Foire aux questions

Reconnaître un problème

Que faire si mon proche est dans le déni ?

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Le déni n’est pas la simple ignorance d’une situation d’addiction ou son rejet. La personne concernée n’a pas la capacité d’en parler ou d’affronter le problème car cela est trop douloureux. A cette douleur, peuvent s’ajouter d’autres sentiments : honte, culpabilité, impuissance, etc. Vouloir soigner une personne dans le déni est voué à l’échec car cette dernière est hermétique au changement : c’est trop difficile pour elle. Dans ces circonstances, il est préférable de suivre une politique des petits pas : accepter le déni, s’informer sur le problème, chercher du soutien, accompagner la personne, tout en se préservant soi-même.

Le déni est à distinguer de la dénégation et du refoulement.
Le déni fait disparaître de la vie mentale, y compris inconsciente, la perception de certaines réalités, alors que le refoulement effectue un travail similaire, mais en intégrant la réalité non tolérée à l’inconscient.
La dénégation implique souvent une résistance à accepter la vérité, même lorsque des preuves tangibles sont présentées. La personne dans ce cas réfute la réalité (ce n’est pas vrai) alors que les preuves sont réelles.

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Comment aborder le sujet d’une potentielle addiction avec un proche ?

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En cas de potentielle addiction, les personnes concernées peuvent ne pas reconnaître la réalité, nier ou la dissimuler. Cette situation peut semer le doute chez les proches, les amenant à se demander si la consommation pose réellement un problème. Dans ce cas, il faut se fier à son intuition, rester ouvert et poser des questions sans accuser ou juger.
Dans le cas d’un potentielle addiction, de nombreux proches hésitent avant de réagir. Ils peuvent être confrontés à l’ambivalence, entre le désir d’aborder la situation et l’envie de ne rien faire, par peur d’aggraver les choses ou de blesser. L’inaction n’apporte toutefois pas de changement.

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Mon proche ne veut pas d’aide, que puis-je faire ?

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Une personne qui refuse ouvertement de l’aide est une personne qui peut être soit dans le déni soit dans une phase d’ambivalence où elle est parfaitement consciente de la réalité mais qu’elle n’est pas prête de changer.

Dans le cas du déni, toute action venant de l’extérieur, même des proches, est vouée à l’échec. La personne n’est pas prête à changer.

Dans le cas de l’ambivalence (dans le graphique, c’est le stade de la “contemplation”), la personne pèse le pour et le contre de sa situation, bien que cette dernière lui procure des bénéfices auxquelles elle ne veut pas (encore) renoncer. La personne entre dans une phase de réflexion. Cette étape est propice au dialogue et à la recherche de pistes d’accompagnement.

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Comment aborder simplement la question des addictions et initier une prise de conscience initiale chez un·e proche?

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En cas de potentielle addiction, les personnes concernées peuvent ne pas reconnaître la réalité, nier ou la dissimuler. Cette situation peut semer le doute chez les proches, les amenant à se demander si la consommation pose réellement un problème. Dans ce cas, il faut se fier à son intuition, rester ouvert et poser des questions sans accuser ou juger.
Dans le cas d’un potentielle addiction, de nombreux proches hésitent avant de réagir. Ils peuvent être confrontés à l’ambivalence, entre le désir d’aborder la situation et l’envie de ne rien faire, par peur d’aggraver les choses ou de blesser. L’inaction n’apporte toutefois pas de changement.

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Soutenir et agir

Est-ce qu’il y a des groupes de parole ou espace d’échanges pour les proches ?

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Un groupe de soutien est une réunion régulière de personnes partageant des expériences similaires en tant que proches de personnes confrontées à des problèmes d’addiction. Ces groupes offrent un espace sûr et confidentiel où les membres peuvent discuter de leurs préoccupations, partager leurs expériences, trouver du soutien émotionnel et échanger des conseils pratiques.

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Que proposer à mon proche afin qu’il auto-évalue sa consommation (qui me semble à risque) ?

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Il existe des tests en ligne, ou des applications, qui évaluent la consommation de substances ou les comportements et servent de réflexion à tout un chacun ainsi qu’à l’entourage. Ces outils se placent dans le cadre d’un continuum de consommation, de la consommation la plus faible vers une consommation de type addictive. Ils fournissent aussi des ressources diverses, des conseils propres à chaque situation et des aides à l’arrêt, le cas échéant.

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Où trouver de l’aide pour mon proche qui a un problème d’addiction ?

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Des professionnel·le·s spécialisé·e·s aux médecins généralistes , des établissements hospitaliers aux institutions socio-sanitaires, il existe un réseau vaste qui fournit de l’aide aux personnes confrontées à des problèmes d’addiction, dans tous les domaines : alcool, tabac, cannabis, substances illégales ainsi que comportements, notamment du jeu de hasard et d’argent.

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Je n’arrive plus à gérer les finances du foyer, où trouver de l’aide ?

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Selon les situations et sous certaines conditions, des aides financières à destination des proches aidants peuvent être octroyées. Les différentes aides dépendent toutes de conditions précises.

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La personne est dans une phase critique et les délais de prise en charge sont long, que faire?

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Une personne consommatrice ou en situation d’addiction peut traverser des épisodes difficiles aigus avant de pouvoir consulter ou être accompagnée. Selon le degré d’urgence de la situation, il y a des pistes de soutien transitoires pour affronter la situation de crise.

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Urgence

Ai-je le droit d’être accompagné·e pendant un séjour en établissement ? Puis-je maintenir un contact avec mon entourage ?

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En Suisse, les patient·e·s peuvent recevoir le soutien de proches ou d’une tierce personne et rester en contact avec leur entourage durant leur séjour. Une personne peut être désignée par le ou la patient·e lors de démarches de santé ou sociales et sa présence est obligatoire.

Certains organismes à but non lucratif offrent gratuitement une aide en établissement.

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Qu’est-ce qu’une mesure de contention et quand peut-elle être appliquée ?

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Une mesure de contention est une mesure qui limite la liberté de mouvement d’un·e patient·e. Comme elle est appliquée sans son consentement libre et éclairé, elle ne peut être mise en place qu’à des conditions strictes, telles que lorsque le comportement de cette personne met gravement en danger sa santé.

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Comment anticiper une crise dans le cadre d’une déclaration anticipée ? Qu’est-ce que le plan de crise conjoint ?

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Un plan de crise conjoint (PCC) est un document qui permet d’anticiper la gestion des crises et d’indiquer lorsque celles-ci surviennent la marche à suivre. Le PCC définit quelles ressources, quels soins/traitements sont à privilégier ou à éviter. Ce document est signé entre une personne en situation d’addiction et un·e professionnel·le voire un·e proche.

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Parent en situation d’addiction

Comment se préserver en tant que parent face à une addiction ?

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Prendre soin de soi en tant que parent confronté·e à une addiction est crucial pour garantir à la fois son propre bien-être et celui de ses enfants. Voici quelques conseils pratiques pour y parvenir : 

  • Se montrer indulgent·e envers soi-même : Accepter que le chemin vers la guérison est progressif et reconnaître ses besoins personnels. 
  • Prendre soin de son corps : Cela commence par des gestes simples comme bien se nourrir, se reposer ou prendre une douche. 
  • Retrouver des activités plaisantes : Reconnecter avec des loisirs ou des activités qui apportaient de la joie avant les problèmes de consommation, et les intégrer progressivement dans le quotidien. 
  • Demander de l’aide : Chercher du soutien auprès de proches ou de professionnel·le·s, ce qui peut aussi servir de modèle pour ses enfants. 
  • Participer à un groupe d’entraide : Cela offre un espace sécurisé pour partager sans jugement, renforçant ainsi la possibilité de se reconstruire tout en restant un exemple pour ses enfants.
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Quel est le rôle des professionnel·le·s dans le soutien des enfants issus de familles touchées par l’addiction ?

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Les professionnel·le·s jouent un rôle clé pour identifier et soutenir les enfants vivant avec un parent en situation d’addiction. Ils et elles repèrent les signes de souffrance, offrent un espace d’écoute bienveillant et aident les enfants à développer des compétences psychosociales, comme la gestion des émotions et la confiance en soi. Ils et elles orientent les familles vers des ressources adaptées, telles que mamanboit.ch et papaboit.ch. Ils et elles collaborent avec d’autres acteurs, tels que les enseignant·e·s et pédiatres, pour un accompagnement global et coordonné.

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Quelles sont les conséquences pour les enfants lorsqu’un parent est en situation d’addiction ?

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Lorsqu’un parent souffre d’addiction, les enfants, ainsi que l’autre parent, peuvent être impacté·e·s de manière significative. La dynamique familiale est marquée par un stress chronique, une incertitude permanente, et un environnement instable qui affecte le développement émotionnel et psychologique des enfants. L’attitude du parent en addiction devient le centre de l’attention dans le foyer, et l’enfant, souvent dans un état de confusion, ne sait pas à quoi s’attendre de la part de son parent. 

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Quels sont les risques pour les enfants vivant avec un parent en situation d’addiction ?

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Les enfants vivant avec un parent en situation de dépendance courent un risque considérablement plus élevé de développer eux·elles-mêmes une dépendance à l’âge adulte. Par rapport aux enfants d’autres familles, ces enfants ont jusqu’à six fois plus de chances de faire face à une addiction. Environ 30% d’entre eux·elles présentent un risque accru, ce qui fait de cette population un groupe particulièrement vulnérable en matière de prévention des addictions.

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Quels sont les facteurs de protection pour les enfants vivant avec un parent en situation d’addiction ?

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Bien que les enfants vivant avec un parent en situation d’addiction soient souvent à risque, un certain nombre de facteurs de protection peuvent les aider à grandir en bonne santé et à éviter le développement d’une addiction à l’âge adulte. Ces facteurs incluent la possibilité de parler à une personne de confiance, une relation stable avec l’autre parent ou un autre adulte, une routine quotidienne structurée, la confiance en soi et la possibilité de développer ses propres intérêts et projets.

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Comment renforcer les facteurs de protection pour les filles et les garçons issus de familles avec un parent en situation d’addiction ?

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Renforcer les facteurs de protection pour les enfants de parents ayant une addiction nécessite une approche ciblée, adaptée aux besoins spécifiques des filles et des garçons. Pour les filles, il est important de les soutenir dans le développement de leurs capacités personnelles à prendre du recul, gérer le stress, améliorer leur estime de soi, et mieux comprendre les sentiments de culpabilité liés à l’addiction de leurs parents. Elles doivent aussi être encouragées à développer leur réseau social. Pour les garçons, le soutien devrait se concentrer sur la création de réseaux sociaux extérieurs à la famille, la gestion de troubles du comportement, l’accès à des ressources créatives et le développement d’une capacité à exprimer leurs émotions. 

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