Le déni n’est pas la simple ignorance d’une situation d’addiction ou son rejet. La personne concernée n’a pas la capacité d’en parler ou d’affronter le problème car cela est trop douloureux. A cette douleur, peuvent s’ajouter d’autres sentiments : honte, culpabilité, impuissance, etc. Vouloir soigner une personne dans le déni est voué à l’échec car cette dernière est hermétique au changement : c’est trop difficile pour elle. Dans ces circonstances, il est préférable de suivre une politique des petits pas : accepter le déni, s’informer sur le problème, chercher du soutien, accompagner la personne, tout en se préservant soi-même.
Le déni est à distinguer de la dénégation et du refoulement.
Le déni fait disparaître de la vie mentale, y compris inconsciente, la perception de certaines réalités, alors que le refoulement effectue un travail similaire, mais en intégrant la réalité non tolérée à l’inconscient.
La dénégation implique souvent une résistance à accepter la vérité, même lorsque des preuves tangibles sont présentées. La personne dans ce cas réfute la réalité (ce n’est pas vrai) alors que les preuves sont réelles.