Foire aux questions

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Réductions des risques

Mettre en place des programmes de réduction des risques et d’échange de seringues (PES) en milieu carcéral – en vertu du principe de continuité des soins – comporte-t-il des risques pour les agent·e·s de détention ?

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Depuis la mise en œuvre du premier PES en Suisse en 1992, plusieurs études de cas sur les PES ont montré qu’il n’y a eu aucun cas d’utilisation de seringues comme arme ; en outre, il n’y a pas eu d’augmentation de la consommation de drogues. Les évaluations de projets pilotes récentes, tel que le Programme d’Echange de Matériel d’Injection Stérile (PREMIS) dans le canton de Vaud vont dans le même sens. Par ailleurs, alors que ce projet ne recueillait que 40% d’avis favorables au niveau du Service pénitentiaire vaudois avant sa mise en œuvre, ce chiffre est passé à 70% au terme de sa phase pilote.

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Quelles sont les interventions de réduction des risques les plus importantes en milieu pénitentiaire ?

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Les institutions internationales, telles que l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), et l’Organisation mondiale de la Santé ont identifié plusieurs interventions cruciales en milieu pénitentiaire pour réduire les risques liés à la drogue, notamment l’éducation, le traitement de la toxicomanie, les programmes d’échange de seringues, la vaccination, la prophylaxie post-exposition, ou encore la protection des professionnel·le·s contre les risques professionnels.

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Quelle est la plus-value de la mise en œuvre de programmes de réduction des risques en prison ?

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Les programmes de réduction des risques en prison sont essentiels pour protéger la santé publique, garantir le respect des droits humains fondamentaux, favoriser la réintégration sociale et réduire les taux de récidive.

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Fin de peine

Quels sont les risques à la sortie de prison pour les personnes qui ont ou ont eu des problématiques d’addiction ?

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Même si la personne a effectué un séjour de sevrage avant son incarcération, ou se trouve au bénéfice d’un traitement par agoniste opioïde (traitement de substitution), elle s’expose à plusieurs risques à sa sortie, en particulier des risques de surdose et de reconsommation massive qui, à leur tour génèrent des problèmes connexes, tels que des récidives, des hospitalisations ou le décès par overdose. Cette situation survient surtout en cas de « sortie sèche », c’est-à-dire lorsqu’il n’y a pas eu de préparation à la sortie, de soutien et d’accompagnement prévu.

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Comment peut-on prévenir les risques de récidive et/ou de reconsommation à la sortie de prison ?

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En gérant de manière optimale la transition entre le milieu fermé et la société, c’est-à-dire en intensifiant les efforts en vue de la réinsertion des personnes concernées. Il s’agit concrètement d’assurer une continuité des soins en nouant avec anticipation des partenariats avec des institutions du réseau sociosanitaire. Ceux-ci pourront relayer et assurer l’accompagnement de la personne dès sa sortie.

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Existe-t-il des initiatives ou modèles qui contribuent à éviter le risque de récidive ? 

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Oui. Bien que le risque zéro n’existe pas, il existe le modèle R-B-R, un modèle fondé sur les principes de risque, des besoins et de la réceptivité, qui a fait ses preuves notamment au Canada et en France. Il est également testé en Suisse romande, par exemple à la Fondation Les Oliviers depuis 2018. Il repose sur une articulation et collaboration étroite entre services de probation et institution du réseau sociosanitaire.

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Existe-t-il des initiatives ou modèles qui contribuent à l’amélioration du comportement social de la personne concernée, tout en favorisant sa réinsertion ? 

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Oui. Il y a par exemple le projet « Objectif Désistance ». La désistance est le contraire de la récidive. C’est le processus par lequel la personne qui a commis une infraction sort de la délinquance ou de la criminalité. Ce modèle prend en charge des personnes placées sous mandat probatoire et est organisé autour de trois axes d’intervention visant à accroître leur propension à s’engager durablement dans une vie conventionnelle. Ce projet pilote a été mis en œuvre de 2019 à janvier 2023 dans les 7 cantons latins de Suisse. Les résultats sont positifs.

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