FAQ

Mettre en place des programmes de réduction des risques et d’échange de seringues (PES) en milieu carcéral – en vertu du principe de continuité des soins – comporte-t-il des risques pour les agent·e·s de détention ?

Depuis la mise en œuvre du premier PES en Suisse en 1992, plusieurs études de cas sur les PES ont montré qu’il n’y a eu aucun cas d’utilisation de seringues comme arme ; en outre, il n’y a pas eu d’augmentation de la consommation de drogues. Les évaluations de projets pilotes récentes, tel que le Programme d’Echange de Matériel d’Injection Stérile (PREMIS) dans le canton de Vaud vont dans le même sens. Par ailleurs, alors que ce projet ne recueillait que 40% d’avis favorables au niveau du Service pénitentiaire vaudois avant sa mise en œuvre, ce chiffre est passé à 70% au terme de sa phase pilote.

Sources :
Wolff, H (2016). Réduction des risques en prison. Dépendances n°54.

GREA. (2023). Présentation et échanges autour de PREMIS lors de la PF Prisons.