Administration et finances

Informations et soutien

Cette section regroupe les services et informations pour vous accompagner dans vos démarches, comme le financement, le logement, l’emploi ou les questions juridiques dans le but de vous aider à avancer et vous soutenir.

Programmes d’aide financière

Les addictions étant considérées comme une maladie, l’assurance obligatoire des soins, selon la LAMal, peut entrer en jeu dans certains cantons. Certaines prestations peuvent ne pas être payées par l’assurance de base (voir graphique). 

Pour accéder à ces ressources et programmes en Suisse, il est recommandé de contacter les autorités locales, les services sociaux de votre région, les cliniques spécialisées dans les addictions, ainsi que les associations caritatives travaillant dans le domaine de la santé mentale. Ils pourront vous orienter vers les programmes spécifiques disponibles et vous fournir une assistance pour compléter les demandes d’aide financière. 

  • Assurance maladie obligatoire : En Suisse, l’assurance maladie obligatoire (LAMal) couvre les traitements médicaux, y compris ceux liés aux addictions. Elle peut contribuer aux frais de traitement dans les cliniques spécialisée​s. 
  • Fondations et organisations spécialisées : Des fondations et associations dédiées aux addictions offrent souvent des subventions ou une assistance pour le traitement. Il est utile de se renseigner auprès de ces sites. 
  • ​​Programmes financés par l’État : En Suisse, il existe des programmes spécifiques de réinsertion sociale et professionnelle pour les personnes en réinsertion dans le cadre du rétablissement de la personne (​revenu d’insertion par exemple). Ces programmes sont généralement coordonnés par les services sociaux et de santé (Assurance chômage, assurance-invalidité, aide sociale). Ces programmes peuvent inclure un soutien financier et une formation professionnelle. 
  • Aides financières pour la réinsertion professionnelle Les programmes d’encouragement sont destinés aux personnes souffrant d’un handicap ou d’une maladie grave chronique. Sous certaines conditions, une bourse est envisageable et peut soulager les étudiants qui veulent étudier ou se réinsérer  

Assistance pour compléter les demandes d’aide financière : 

  • Services sociaux : Les services sociaux locaux et les centres d’aide peuvent fournir une assistance personnalisée pour remplir les demandes d’aide financière. Ils peuvent également orienter vers les bonnes ressources et programmes. 
  • Conseillers en santé mentale et en addiction : Des professionnel·le·s de la santé mentale et des addictions peuvent offrir un soutien pour naviguer dans les demandes d’aide financière et diriger vers des programmes spécifiques. 
  • Fondations et associations caritatives : Les Centres Sociaux Protestants, Caritas, Emmaüs, l’Armée du Salut sont des institutions qui apportent une écoute et un soutien dans diverses démarches.  

Aide au logement

(ressources pour trouver un logement sécurisé pendant ou après le traitement + informations sur les résidentiels)

Des institutions de thérapie résidentielle des addictions, mais également des associations caritatives mettent à disposition des logements accompagnés dans un contexte communautaire (un studio ou une colocation avec d’autres personnes; appartements protégés) ou un soutien des personnes dans leur propre logement. Ces offres existent dans tous les cantons.

En cela, ces offres peuvent s’apparenter au concept​​ Housing First, pour faire face au sans-abrisme et à l’exclusion. Il favorise ainsi la réinsertion par le logement. 

Emploi et réinsertion professionnelle

De nombreux établissements œuvrant dans le domaine des addictions axent aussi leur travail sur l’employabilité et la réinsertion professionnelle des bénéficiaires. Ils proposent des bilans de compétences, des évaluations et des orientations. Ils organisent aussi des activités visant à développer davantage l’employabilité en offrant par exemple la possibilité de suivre des ateliers socio-professionnels.

Dans le cadre de l’assurance-chômage (AC), des prestations de soutien sont proposées, soit directement par le service public, soit par d’autres offres comme par exemple les offices d’orientation professionnelle. Il est important de signaler toute addiction lors de l’inscription à l’assurance-chômage, pour mieux cibler les services de conseil et de soutien.

L’assurance-invalidité (AI) propose des prestations pour les personnes dont la capacité de gain est réduite en raison d’une maladie ou d’un handicap, y compris ceux liés à des problèmes d’addiction. L’AI peut fournir des prestations financières, des formations professionnelles et un soutien pour la réinsertion professionnelle.

Des mesures plus spécifiques existent dans les cantons pour les personnes au bénéfice ​du ​revenu d’insertion. Il est possible de compléter une formation ou d’achever une formation laissée en suspens par l’octroi de bourses. Le soutien est proposé également à la fin de la formation dans la recherche d’un emploi. Ces mesures visent une réinsertion progressive dans le monde du travail : cours, stages en entreprise, amélioration des capacités de travail. 

Soutien famille et proches

Les proches sont des personnes importantes pour la personne en situation d’addiction. Les proches apportent :  

  • Une écoute et un soutien émotionnel 
  • Une aide en ciblant les besoins dans les démarches avec les services administratifs et les acteurs  
  • Une aide dans la recherche d’aide professionnelle et du réseau 

Les proches qui aident des membres de la famille qui sont en situation d’addiction sont des proches aidants. Les droits des personnes aidantes sont les suivants : 

Congé de prise en charge de proches : 

Le congé de prise en charge de proches, entré en vigueur le 1er janvier 2021 (art. 329h CO), offre une durée maximale de trois jours par cas, pour un maximum de 10 jours par année. L’employeur garantit le paiement du salaire. Il est accessible à tout employé prenant en charge un membre de sa famille atteint dans sa santé, incluant parents, enfants, frères, sœurs, conjoint(e), partenaire enregistré(e), beaux-parents et personne en cohabitation depuis au moins cinq ans. Ce congé peut également s’appliquer à des proches résidant hors de la Suisse. 

Congé et Allocation de prise en charge : 

Les parents interrompant leur activité pour s’occuper d’un enfant gravement atteint peuvent bénéficier d’un congé de 14 semaines avec une allocation de prise en charge (APC) de l’assurance perte de gain (APG). Les conditions exigent une grave détérioration de la santé de l’enfant, nécessitant une prise en charge accrue. La rechute après une période sans symptôme est également considérée. Le congé peut être pris en bloc ou sous forme de semaines/journées, dans un délai de 18 mois à partir de la première indemnité. 

Droits et Prestations : 

  • Les droits s’appliquent aux salariés, indépendants, personnes en incapacité de travail, chômeurs et ceux avec contrat de travail non rémunéré. 
  • L’allocation de prise en charge prime sur les indemnités d’autres assurances. 
  • Le droit ne peut être exercé que par deux personnes au maximum, le beau-parent y ayant droit sous conditions. 
  • Le montant de l’allocation correspond à 80% du salaire, plafonné à CHF 220.- par jour. 

Protection dans le Milieu Professionnel : 

  • L’employeur ne peut pas résilier le contrat de travail pendant le congé, avec une protection maximale de six mois après la période-cadre. 
  • Les vacances ne peuvent être réduites en raison du congé de prise en charge. 

Autres Mesures et Prestations : 

  • Les proches aidants peuvent accéder à certaines prestations de l’assurance-invalidité, de l’assurance-accidents et de l’assurance-vieillesse. 
  • Les bonifications pour tâches d’assistance dans le cadre de l’AVS reconnaissent le travail des proches aidants.

Certains cantons offrent une indemnité forfaitaire ou des déductions fiscales. Des associations d’aide offrent également des services de soutien, des groupes d’aide ou des hotlines.  

Les cantons et les communes jouent un rôle important dans l’information et le conseil aux proches aidants : ils fournissent une vue d’ensemble neutre, répondant aux besoins des utilisateurs, de toutes les offres régionales proposées, peuvent effectuer un travail de coordination.