L’addiction étant considérée comme une maladie, sa prise en charge médicale est couverte par l’assurance maladie de base (LAMal). Des prestations non médicalisées auprès de fondations spécialisées (suivis et accompagnements psycho-sociaux) sont gratuites.
Le tableau ci-dessous montre les types de prestations financées ou non par la LAMal :
| Type de prestations | Financement
LAMal | Financement
non LAMal |
| Traitement de substitution (TAO et HeGeBe) | X | |
| Traitement résidentiel des addictions (selon inscription sur la liste cantonale des hôpitaux) | X | X |
| Prise en charge ambulatoire des problèmes d’addiction, prévention et traitement | X | X |
| Traitement semi-hospitalier (clinique psychiatrique de jour / accueil communautaire) | X | X |
| Offres spécifiques de proximité / mobiles pour personnes dépendantes (addictologie de liaison / travail social d’outreach) | *X | X |
| Prise en charge, offres de logement / foyers, structures d’emploi / de jour pour personnes dépendantes | | X |
| Intégration professionnelle (programmes spécifiques pour personnes dépendantes) | | X |
| RdR — Offres et institutions dans le domaine de la réduction des risques (p. ex., centres d’accueil de jour, échange de seringues, drug-checking, etc.) | | X |
| CM — Gestion / coordination de cas (Case management) pour personnes dépendantes | | X |
Sources données : (BASS et al., 2019, p. IX). Note (*) [1]BASS ne mentionne pas d’offre de proximité / mobile financée par la LAMal. Ceci est vrai si on comprend l’offre financée entièrement (c.-à-d. à 100 %) par la LAMal, mais s’avère inexact pour des offres financées partiellement. À titre d’exemple, il existe au CHUV une Équipe de liaison et de mobilité en addictions (ELMA) qui est fiancée à la fois par la LAMal (selon le tarif TARMED) et majoritairement par des prestations d’intérêt général (PIG).
Les séjours en résidence (cures de désaccoutumance) sont pris en charge par les cantons. Ils peuvent aussi être financés en partie par les assurances complémentaires sous conditions.
En cas d’accident impliquant une substance, l’assurance-accident entre en ligne de compte. Il peut y avoir une réduction de prestation en cas de faute grave ou de lien de causalité, par exemple dans le cas de l’alcool au travail.