Quel est le rôle des pair·e·s aidant·e·s et en quoi contribuent-ils/elles au rétablissement ?
Les pair·e·s aidant·e·s jouent un rôle clé dans la réduction des risques liés aux comportements de consommation et facilitent le lien entre les usagers et les services de soutien. L’intervention par les pair·e·s peut même réduire la consommation de substances chez les usagers. Historiquement, le soutien par les pair·e·s est ancré dans le mouvement des Alcooliques Anonymes depuis 1937, et au fil du temps, il a évolué vers des formes plus critiques, axées sur l’autodétermination et l’expérience partagée. Le rétablissement est perçu comme un processus personnel qui implique des changements dans les attitudes, les valeurs, et le sens donné à la vie, même en présence de limites dues à la condition de l’individu. Le soutien par les pair·e·s, intégré formellement dans les services, répond à cette vision axée sur l’autonomie et l’espoir.
Deux principales formes de soutien par les pair·e·s existent :
- Les modalités d’entraide informelles : relations mutuelles ne nécessitant pas de formation spécifique, fondées sur l’entraide naturelle entre les membres.
- La relation d’aide unidirectionnelle : aide dispensée par les pair·e·s formé·e·s, au sein de structures formelles et dans des rôles définis.
Le soutien par les pair·e·s se situe sur un continuum allant de l’amitié réciproque à la relation d’aide unidirectionnelle. Les structures d’organisation varient en fonction du degré d’implication et du pouvoir décisionnel des pair·e·s, influençant ainsi leur autonomie et leur sentiment de contrôle. Cinq modalités d’organisation ont été identifiées :
- L’implication dans un groupe de soutien mutuel (comme les Alcooliques Anonymes).
- L’engagement dans une organisation d’entraide.
- L’intégration de pair·e·s dans une organisation partenaire sans gestion par des pair·e·s.
- L’embauche de pair·e·s dans des postes formels au sein d’organisations.
- La gestion de services directement par les pair·e·s.
Source :
Pairs aidance (Site GREA)